Revenir à l’expérience présente
Méditer ne consiste pas nécessairement à se détendre, à faire le vide ou à arrêter de penser.
La méditation de pleine conscience nous invite avant tout à porter notre attention à ce qui est présent : les sensations du corps, le souffle, les pensées, les émotions, les sons ou encore ce qui nous entoure.
Elle nous apprend peu à peu à observer notre expérience telle qu’elle se présente, avec curiosité et sans chercher immédiatement à la modifier.
La pratique peut prendre la forme d’un temps de méditation assise ou allongée, d’un mouvement ou d’une marche consciente. Mais elle peut aussi s’inviter dans des moments très ordinaires : manger, marcher, bouger, écouter, respirer ou simplement prendre conscience de la manière dont nous sommes en train de vivre un instant.
La pleine conscience n’est donc pas une manière de se couper du quotidien. Elle nous invite au contraire à y revenir.
Une pratique, pas une performance
Notre quotidien nous demande souvent d’aller vite, d’anticiper, de résoudre, de faire plusieurs choses à la fois. Notre attention peut être très sollicitée, tandis que nous percevons moins clairement ce qui se passe dans notre corps ou ce dont nous avons besoin.
La méditation propose un autre mouvement : s’arrêter un instant et observer.
Cela ne signifie pas que l’expérience devient nécessairement agréable ou paisible. Certaines méditations sont calmes, d’autres agitées. Parfois le corps se détend ; parfois nous prenons davantage conscience d’une tension, d’une émotion, d’une pensée ou d’une impatience.
Rien de tout cela ne signifie que nous avons « mal médité ».
Il n’y a pas d’état particulier à atteindre ni de méditation à réussir.
Cette absence de recherche de performance est importante dans ma manière d’aborder la pleine conscience. Je ne souhaite pas en faire une nouvelle injonction au bien-être, mais une possibilité de porter une autre qualité d’attention à ce que nous vivons.
Méditer ou se relaxer ?
Méditation et relaxation peuvent parfois se ressembler : dans les deux cas, nous pouvons nous arrêter, porter attention au corps ou au souffle et ralentir le rythme. Mais leur intention n’est pas tout à fait la même.
La relaxation cherche généralement à favoriser un état de détente, à diminuer les tensions et à induire un apaisement. Elle s’oriente donc vers un état recherché.
Dans la méditation de pleine conscience, le calme peut apparaître, mais il n’est pas l’objectif de la pratique. Il s’agit plutôt d’observer l’expérience présente telle qu’elle est : agréable ou inconfortable, calme ou agitée.
Une méditation peut ainsi avoir un effet relaxant. Elle peut aussi nous mettre en présence d’un mental très actif, de sensations désagréables ou d’émotions difficiles. Dans les deux cas, il y a matière à pratiquer.
La différence tient donc moins à la forme de l’exercice qu’à l’intention avec laquelle nous le pratiquons.
Les deux approches ne sont pas incompatibles. Il peut être tout à fait pertinent de rechercher volontairement la détente à certains moments et de pratiquer la pleine conscience à d’autres. L’important est de savoir où l’on se situe : est-ce que je cherche à modifier mon état ou est-ce que j’exerce ma capacité à être présent·e à ce qui est déjà là ?
Cette distinction permet aussi de ne pas transformer la méditation en une nouvelle exigence : devoir se détendre, faire taire ses pensées ou sortir systématiquement d’une pratique en se sentant mieux.
Une approche inspirée du MBSR
Ma rencontre avec la pleine conscience s’est notamment construite à travers un programme MBSR — réduction du stress basée sur la pleine conscience — suivi auprès de Mû Médecine.
Développé à la fin des années 1970 par Jon Kabat-Zinn, le MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) est un programme structuré d’apprentissage de la pleine conscience qui associe notamment méditation, attention au corps et mouvements conscients.
J’ai souhaité approfondir cette pratique et ses fondements dans un cadre universitaire en suivant le DU Méditation de pleine conscience (Mindfulness) au travail de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, auprès notamment du Dr Marine Colombel et du Dr Jean Sixou.
Ces expériences nourrissent aujourd’hui ma manière de concevoir la méditation : accorder une place centrale au corps, à l’observation et à l’expérience directe, sans faire de la pratique une recherche de résultat.
Je propose ainsi un cadre de pratique inspiré de l’approche MBSR, mais je ne propose pas le programme MBSR lui-même.
Mes ateliers n’en reprennent ni nécessairement le format, ni la durée, ni l’ensemble du protocole. Ils s’appuient sur certains principes et pratiques de la pleine conscience que je mets en perspective avec les thématiques abordées et, lorsque cela a du sens, avec mon approche de naturopathe.
Méditation et naturopathie : deux approches qui peuvent se rencontrer
Dans ma pratique, naturopathie et pleine conscience ne se confondent pas.
La naturopathie constitue le socle de mes accompagnements individuels. Elle permet d’explorer le terrain, la vitalité et différentes dimensions de l’hygiène de vie.
La pleine conscience apporte une autre porte d’entrée : celle de l’expérience directe et de l’attention que nous lui portons.
Leur rencontre peut être intéressante pour explorer certaines situations du quotidien. Comprendre le stress, par exemple, peut passer par des connaissances sur ses mécanismes, par l’observation de nos rythmes et de nos habitudes, mais aussi par l’attention portée à la manière dont il se manifeste concrètement dans le corps, les pensées ou les comportements.
Les connaissances peuvent éclairer l’expérience ; l’expérience peut à son tour nous permettre d’observer autrement ce que nous avons compris.
C’est dans cet esprit que je souhaite développer les ateliers Mantra.
Des ateliers autour des expériences du quotidien
Des temps en petits groupes pour découvrir, pratiquer, expérimenter et échanger autour d’une thématique.
Les ateliers Mantra associeront, selon les sujets, des apports pédagogiques, des pratiques de méditation de pleine conscience, des expériences corporelles et des temps d’échange.
Ma formation de naturopathe pourra également apporter, lorsque le thème s’y prête, des éclairages autour de l’hygiène de vie, du terrain et des ressources du quotidien.
Stress, sommeil, alimentation, activité physique, récupération, rapport à l’effort, rythmes de vie… les sujets pourront évoluer, mais partiront toujours d’expériences concrètes.
Certains pourront également être conçus autour d’un contexte ou d’un public particulier, notamment dans le domaine du sport.
Marcher en pleine conscience
La pratique peut aussi quitter la salle et se poursuivre dehors.
La marche méditative invite à porter attention au corps en mouvement, aux appuis, au rythme, aux sensations et à ce qui nous entoure.
Dans un environnement naturel, l’attention peut également s’ouvrir aux sons, aux matières, à la lumière, aux mouvements et aux multiples manifestations du vivant.
Marcher, ressentir, observer : une autre manière d’expérimenter la présence et notre relation à l’environnement dont nous faisons partie.
Des marches méditatives en petit groupe pourront être proposées ponctuellement, notamment au fil des saisons.
Les ateliers Mantra arrivent bientôt
Les premiers ateliers sont en cours de réflexion et de préparation.
Les thèmes, dates, lieux et modalités d’inscription seront publiés progressivement sur cette page.
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Organiser un atelier ou une intervention
Vous représentez une association, une entreprise, un club sportif ou un collectif et souhaitez proposer un atelier autour de la pleine conscience, du stress, de l’hygiène de vie ou d’une problématique particulière ?
Je peux construire avec vous une intervention adaptée à votre contexte, à votre public et à vos besoins, en associant selon le sujet apports pédagogiques, pratiques de pleine conscience et ressources issues de mon champ de compétences en naturopathie.
Me contacter pour imaginer une intervention
Pratiquer avec discernement
La méditation n’est pas nécessairement une expérience confortable. Porter davantage attention à ce que nous vivons peut parfois faire émerger des sensations, des pensées ou des émotions difficiles.
Il est important de pouvoir adapter la pratique à son expérience et à sa situation, et de ne pas chercher à poursuivre à tout prix lorsqu’elle provoque une détresse importante.
La méditation de pleine conscience ne se substitue pas à une prise en charge médicale ou psychologique lorsqu’elle est nécessaire.
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